[9] Nous dirions aujourd’hui: au Transvaal, en Arménie, en Egypte.
[10] Hélas! ces beaux jours sont passés; la maréchale Booth est morte depuis et ce fut un évènement. On lut à cette époque dans les journaux:
Une dépêche de Londres nous annonce la mort de Madame Booth, femme du «général» chef de l’Armée du salut.
C’est en 1865 que le révérend William Booth, père de la maréchale, né à Nottingham le 10 avril 1829, eut l’idée de fonder, en prenant modèle sur l’organisation militaire, l’association chrétienne qui, grâce à l’énergie de son fondateur, obtint une si rapide extension.
Madame Booth, avec beaucoup d’enthousiasme, seconda puissamment les efforts de son père. Elle publia plusieurs brochures qui furent répandues dans tous les pays.
Madame Booth, accompagnée de son mari dans ses «campagnes» réchauffait le zèle des prosélytes «officiers et soldats.»
On fait de grands préparatifs en vue de ses funérailles:
La veille un service divin sera célébré à Olympia, où l’on a placé vingt-quatre mille chaises. Tous les soldats de l’armée du salut présents porteront un brassard en signe de deuil.
Le cercueil sera surmonté de la croix de l’Armée du salut et portera cette inscription: «Catherine Booth, mère de l’armée du salut. Née le 17 janvier 1829, morte le 4 octobre 1890. Plus que victorieuse!»
Pauvre femme! Son orgueil de prêtresse nouvelle confinait à la folie. Elle officiait solennellement, mariait et baptisait ses disciples. Elle n’était plus une simple prédicante, elle s’était instituée le grand-prêtre, le pontife suprême de son église.