On sait, en effet, que la fameuse cloche de Moscou, la Géante, était si lourde qu’il fallait vingt-cinq hommes pour la mettre en branle. Son poids était de trois cent mille livres.

En Chine, notamment à Pékin, on en voit plusieurs qui pèsent soixante mille kilos.

A Marseille, le bourdon de Notre-Dame-de-la-Garde est d’un poids d’environ dix-huit mille kilos.

Quant à la célèbre cloche de la «Liberté», à Philadelphie, elle pèse cent cinquante mille livres, et il faut douze hommes pour la mouvoir.

En ce moment les dames catholiques parisiennes et provinciales travaillent avec zèle au tapis splendide qui ornera le chœur.

Le dessin de ce tapis représente Paris et Montmartre, qui se trouvent au centre. Les armes de Paris, soutenues par deux grandes chimères, sont placées dans la partie inférieure et accostées à droite et à gauche par deux blasons rappelant que Henri IV et Jeanne d’Arc ont campé l’un et l’autre à Montmartre avec leurs soldats.

Au-dessus de Paris, sur la première marche de l’autel, l’abbaye de Montmartre représentée par ses trois écus successifs. Celui du milieu est la croix de Lorraine. Deux motifs de style roman, enguirlandés de banderoles, portant le nom des nobles ouvrières, sont placés sur les côtés; enfin, dominant tout l’ensemble, les armoiries des deux archevêques constructeurs de la basilique. Ce tapis reviendra à cent mille francs.

Chacun sait que c’est à Poitiers en 1871, pendant nos désastres que le vœu national prit naissance. Approuvé par les évêques, béni par sa Sainteté Pie IX, adopté par des milliers d’adhérents, reconnu d’utilité publique par l’assemblée législative, on peut dire qu’il est devenu moralement grand et vraiment national.

Durant ma visite de ce matin, c’est du fond du cœur que j’ai demandé à Dieu qu’il répande ses meilleures bénédictions sur ma chère patrie.

Le musée de Cluny ou Palais des Thermes oblige à faire un peu d’histoire. Le palais primitif entouré de magnifiques jardins fut l’œuvre des Romains. A partir du IVe siècle, les rois Francs l’habitèrent jusqu’au Xe; puis il fut abandonné et les Normands achevèrent en partie sa ruine. Au XIVe siècle, il fut acheté par Pierre de Chalus, abbé de Cluny, et resta, jusqu’à la révolution, la propriété des moines qui d’ailleurs possédaient déjà, auprès de la Sorbonne, un collège ayant une grande réputation. En 1790, il devint propriété nationale, fut vendu et passa en plusieurs mains.