Il a 12 pages, comme les précédents.

Le livre 70ème est dédié au Duc de Maine, et imprimé le 10 Novembre 1603. Il traite de la vie de l'auteur, ainsi que plusieurs des livres suivants, comme nous l'avons indiqué dans la biographie du Comte de Permission.

Le livre 75ème est celui où se trouve la gravure indécente qui manque à la plupart des exemplaires.

Le livre 77ème renferme plusieurs aventures où l'on voit que tout le monde s'amusait aux dépens du pauvre Bluet, et le raillait surtout de son peu de courage.

Le livre 78ème porte en tête la gravure d'une chapelle sur roulettes. “C'est une chapelle, dit-il, que j'avois faicte à Chambery, et m'y tenois tout droit, et me couchois tout de mon long dedans, et la pouvois porter sous mon bras, et y faisois mes oraisons aux églises et ailleurs. Je voyois et on ne me voyoit poinct, et estant dedans je la faisois aller où je voulois, avec ses roues et autre subtilité et industrie.”

Cette description est très énigmatique, nous paraît-il, et il est fort difficile de comprendre comment Bluet pouvait en même temps s'y coucher tout de son long, et aussi, lorsqu'il voulait, la mettre sous son bras et l'emporter.

Le livre 79ème a aussi la gravure de la chapelle, mais entièrement différente en construction et accessoires.

Le livre 81ème a une petite gravure représentant le portrait en pied de sa maîtresse Antoinette Coynder, qu'il manqua épouser, dit-il, lorsqu'il eut quitté l'état de berger. Puis vient un autre portrait en pied de la servante de Madame la Comtesse de Fournon “à laquelle je failly me marier quand j'eus quitté la paysanne.”

Le livre 82ème continue la série des portraits en pied des personnes qu'on a voulu lui faire épouser. Le troisième est celui de Damoiselle du Gayet qui s'appelloit Adriane de Quincin. Le quatrième est celui de la fille d'un écuyer de chevaux, nommé George Estrajo.

Livre 83ème. Nouveaux portraits en pied de Mademoiselle de Senamy, de la belle Catherine de Gratian, la fille de chambre de la Marquise d'Ais; de Lucrèce de Lalee, damoiselle de la Tornette; de Peronne Pobel. “Bref, ajoute-t-il, je dis avec vérité que j'ay eu autant de maîtresses, qu'il y a de mois en l'année. J'ay failly de me marier à toutes.”