Kugler veut que l'original soit dans la collection florentine Degli Uffizi, portrait présenté à Charles I. d'Angleterre, par la ville de Nuremberg, et vendu dans la collection de ce souverain, après sa décapitation.

Mais comme Philippe IV. d'Espagne fut un des principaux acheteurs à cette vente, on soutient que le portrait de Florence n'est qu'un replica de celui de la Galerie Royale de Madrid, véritable original.

Dans les Notes and Queries du 13 Avril 1872, No 224, 4me série, on trouve une curieuse anecdote sur le portrait de Chatterton, dont une copie, insérée par John Dix, alias John Ross, dans une édition de la vie de ce poète, publiée à Bristol, en 1837, fut réputée authentique jusqu'en 1857. Chatterton, comme Shakespeare, n'a pas laissé, l'image de ses traits, à la postérité.

Page 290.

Fausses Médailles.

Le lecteur a pu lire dans la première section, ce qui concerne Annius de Viterbe et ses antiquités de Bérose, de Manethon, etc. Ce savant s'occupait beaucoup aussi de numismatique. Ses ennemis ont prétendu qu'il falsifiait les médailles, ainsi que les textes anciens; qu'il faisait graver des inscriptions, les cachait dans les vignes, près de Viterbe, les déterrait ensuite et les portait en triomphe aux magistrats, leur faisant accroire que leur ville était beaucoup plus ancienne que Rome, puisque, d'après ces inscriptions, elle avait été bâtie par Isis et Osiris, deux mille ans avant Romulus.

(Soirées Littéraires de Coupé, tome vi., page 55.)

Page 296.

Comment discerner les Fausses Médailles.

Un excellent petit traité sur ce sujet, et sur les auteurs qui l'ont traité, est celui de M. de Montigny: "De la falsification des Médailles antiques et des Faussaires." Paris: J. Techener, 1845.