MAXIME, avec intérêt.

Comment cela?

BEVALLAN.

Mon Dieu, mon cher monsieur Maxime, je m'en vais m'ouvrir très-franchement avec vous là-dessus. Vous n'ignorez pas ma situation dans la maison… mon mariage avec mademoiselle Marguerite est à peu près arrêté; par conséquent, c'est un devoir pour moi de veiller aux intérêts de la jeune personne, et de vous les recommander… Eh bien, il serait très-désirable, en premier lieu, que madame Aubry fût complètement distancée… ensuite, j'ignore quel douaire M. Laroque compte assurer à madame Laroque, ma future belle-mère… Mais vous la connaissez comme moi… c'est une femme excellente, que j'aime et que j'estime profondément… mais enfin elle a des goûts très-simples: elle vivrait de rien… un gros douaire l'embarrasserait…

MAXIME.

Monsieur, je ne sais pas bien où vous voulez en venir! mais je vous dirai nettement que toute intervention de ma part dans les volontés testamentaires de M. Laroque me paraîtrait un abus grave de la confiance qu'on me témoigne ici.

BEVALLAN, indécis.

Ah! voilà comment vous répondez à la mienne?

MAXIME.

Monsieur, je ne vous l'ai pas demandée!