MAXIME.

J'ai voyagé toute la semaine dernière.

MARGUETITE.

Oh! et puis vous avez une passion qui vous absorbe. Nous savons cela… Vous passez presque toutes vos soirées chez notre noble cousine, mademoiselle de Porhoët-Gaël!

MAXIME.

C'est vrai, Mademoiselle. Et je m'en défends d'autant moins que mademoiselle de Porhoët touchant à son quatre-vingt-septième printemps, je ne pense pas… Au reste il est très-vrai que je l'aime beaucoup… Ses ancêtres ont régné, je crois, dans ce pays… elle reste seule de sa race, pauvre et vieille… et elle porte si dignement la majesté de son nom, celle de l'âge et celle du malheur, que je lui ai voué un attachement filial… Au surplus, c'est vous-même et Madame votre mère qui me l'avez recommandée.

MARGUERITE.

Oh! on ne vous reproche rien… ma mère vous est même extrêmement reconnaissante de vos attentions pour celle digne femme. (Elle se lève.)

MAXIME, souriant.

Et la fille de Madame votre mère?