Oh! il faut que vous veniez, Monsieur… il n'y a pas de bonne fête sans vous, vous savez… Voyons, je vous en prie, monsieur de Bévallan!

BEVALLAN.

Mademoiselle, je vous suis profondément reconnaissant de votre insistance, mais véritablement…

MARGUERITE.

Je vous en supplie… vous ne pouvez me refuser!… Eh bien, retournez chez vous promptement… changez de costume… et revenez nous prendre… Je vous promets de vous attendre jusqu'à minuit, s'il le faut…

BEVALAN.

Vous me comblez, Mademoiselle… mais pour vous dire la vérité, tous mes chevaux d'attelage sont sur la litière… et il m'est impossible de cavalcader en toilette de bal.

MARGUERITE, vivement.

Eh bien, on va vous faire conduire et ramener dans l'américaine; voyons, je le veux. (Se tournant vers Maxime et lui lançant un regard foudroyant.) Monsieur Odiot, allez dire qu'on attelle… allez! (Cet ordre et le ton de Marguerite éveillent dans l'assistance une surprise qui se trahit par un silence embarrassé.)

MADAME LAROQUE.