LAUBEPIN.
Vous ne jugez pas à propos, Madame, de convoquer ici les domestiques de cette maison?
MADAME LAROQUE.
Est-ce nécessaire; mon ami?
LAUBEPIN.
Nullement, Madame.
MADAME LAROQUE.
Eh bien, restons entre nous, je préfère cela.
LAUBEPIN.
Soit! Madame et Mademoiselle, vous avez bien voulu, il y a huit jours, en m'annonçant la perte douloureuse que vous veniez de subir, m'inviter à me rendre près de vous, et m'investir d'une mission de haute confiance, celle de procéder à l'inventaire officiel des papiers particuliers de feu M. Laroque, votre beau-père et grand-père. Je vous rendrai compte sommairement d'abord des résultats de mon examen, après quoi nous entrerons dans le détail des chiffres. Et d'abord, Mesdames, bien que toutes les pièces relatives aux volontés testamentaires de M. Laroque fussent étiquetées et numérotées avec soin, je dois vous dire que je n'ai pu mettre la main jusqu'ici sur la pièce n° 1. La pièce n° 1 manque. (Madame Aubry jette un regard sur Maxime.) La pièce n° 2 règle très-honorablement le domaine de madame Laroque.