M. LAROQUE.

Espérons-le!

MADAME AUBRY, pendant qu'elle s'éloigne soutenant M. Laroque.

Appuyez-vous, appuyez-vous.

SCENE VIII.

MARGUERITE, un instant seule, puis MAXIME, MADAME LAROQUE, MADEMOISELLE HELOUIN, BEVALLAN, et les jeunes filles qui restent au fond.

MARGUERITE, seule.

Cette scène me fait mal… et puis elle m'a troublée… Ces paroles étranges… Ah! c'est la faiblesse d'esprit d'un vieillard!… Vraiment, il y a des moments où j'ai moi-même des pensées folles… (Se retournant, elle aperçoit sa mère qui revient donnant le bras à Maxime et paraissant engagée avec lui dans une conversation animée.) Comment! ma mère donne le bras à ce monsieur? (Entrent Maxime et madame Laroque, Bévallan, mademoiselle Hélouin et les jeunes filles restent en vue sur la terrasse.)

MADAME LAROQUE, d'un ton très-gracieux, à Maxime.

Exactement comme moi, Monsieur! exactement mon impression! C'est extraordinaire comme nous nous rencontrons! (Quittant son bras et le saluant.) Monsieur!… (Maxime reste un peu en arrière, parcourant des brochures; madame Laroque descend vers sa fille, et lui dit:) Tu es étonnée, ma fille… n'est-[ce] pas? Eh bien, je le suis encore plus que toi!… Il est tout à fait homme du monde, ce jeune homme… Il cause très-bien… et puis il a beaucoup voyagé… et, chose extraordinaire, il a exactement ma manière de voir, mes impressions… Enfin, tout en babillant, j'ai oublié entièrement sa position, et je lui ai pris le bras sans y penser… Entre nous, ma fille, je crois bien que c'est un très-mauvais intendant, mais vraiment c'est un homme très-agréable. (Elle s'asseoit dans son fauteuil à droite.)