[246] La chevalière d’Éon à MM. Le Sesne. (Papiers inédits de d’Éon.)

[247] Le prospectus de ces armateurs s’exprimait ainsi: «Quels auspices plus flatteurs peut-on espérer? Mgr le comte d’Artois protège l’expédition et permet que son nom y préside, et la seconde frégate portera le nom de d’Éon.»

[248] Mme Tercier à d’Éon, 8 janvier 1781, et le marquis de Courtenvaux, colonel des Cent Suisses, au même, 17 février 1781. (Papiers inédits de d’Éon.)

[249] L’Esprit des journaux (15e année, t. II) rapporte le trait suivant qui, sans faire grand honneur à l’esprit de son auteur, prouve tout au moins que la chevalière n’était pas oubliée dans sa paisible retraite:

«Le prince Henri, frère du roi de Prusse, étant allé voir Mlle la chevalière d’Éon, on offrit à S. A. R. des rafraîchissements. La mère de notre héroïne lui présenta de magnifiques prunes. Le prince la pria de le dispenser d’accepter ce fruit: «Que faites-vous donc là, ma mère, s’écria Mlle d’Éon, Monseigneur n’est pas venu dans ce pays-ci pour des prunes!»

[250] Le Père Rosman à d’Éon, 27 septembre 1779. (Papiers inédits de d’Éon.)

[251] Papiers inédits de d’Éon.

[252] Voici en quels termes il exprime son admiration pour d’Éon:

Quæ numerosa velut muris obsonia cingunt,
Hæ sunt oppugnandæ arces, sociasque ministrat
Tornodorum vires, gens tali exercita bello.
Conveniunt convivæ alacres, curruque citato
Advenit huc optata Deon, notissima virgo,
Tornodorensis honor gentis, splendorque suorum,
Heroos referens muliebri in pectore sensus
Quam meritus gestis armorum bellicus ordo
In gremio fulgens decorat; mihi visa flabellum
His dedignari manibus quibus exerit eusem.
Corpore præstantem non texta calantica vittis
Exornat; melius cassis cristata deceret;
Aptior huic lorica foret quam serica vestis.

[253] Drouet à d’Éon, 19 juillet 1781. (Papiers inédits de d’Éon.)