— Et ce qui est plus inconcevable encore, c’est tout ce que je prépare… C’est…
Il se toucha le front avec la béquille d’or de sa canne :
— C’est tout ce qui est là !… Car vous devez comprendre que je ne m’en tiens pas aux généralités que je viens d’énumérer… Ces trente-cinq volumes, Monsieur, ne sont, pour ainsi dire, que les grandes lignes, le sommaire de mon œuvre totale… Après la synthèse, l’analyse… Après les vastes ensembles, le détail minutieux !… On a dit — et je parle des plus profonds psychologues — que l’adultère était une matière inépuisable… Eh bien ! moi, Monsieur, moi, Anselme Dervaux, je l’épuiserai.
— Je vous crois !
— Je toucherai de ma sonde le fond de ce gisement littéraire et philosophique.
— A la bonne heure !
— Je serai le Barnato de cette mine d’or idéale !
— Bravo !
— Successivement, vont paraître des ouvrages admirables, dans lesquels j’étudie l’adultère chez tous les peuples de la planète — un volume par peuple — et où je note toutes les différences ethniques, toutes les particularités rituelles, statistiques et climatologiques de cette institution universelle… Ainsi, je donnerai :
L’Adultère en Angleterre.