Le Reporter. — Mon cher maître !

L’illustre Écrivain. — Beaucoup de talent… Votre article d’hier, vous savez, c’est une page !

Le Reporter. — Oh ! mon cher maître !

L’illustre Écrivain. — Mais asseyez-vous donc, cher ami… vous déjeunez avec moi, n’est-ce pas ?

Le Reporter. — Oh ! mon cher maître !

L’illustre Écrivain. — Si, si… vous déjeunez avec moi… sans cérémonie, n’est-ce pas ?… Des œufs brouillés aux truffes… des perdreaux truffés… des foies de canard sautés aux truffes… une salade de truffes…

Le Reporter. — Oh ! mon cher maître !

L’illustre Écrivain. — Mon ordinaire !… Je vous traite en ami… Le duc de Kau m’a promis aussi de venir déjeuner ce matin… Je serais charmé qu’il vous rencontrât… Il vous aime beaucoup… vous trouve beaucoup de talent.

Le Reporter. — Oh ! mon cher maître !

L’illustre Écrivain. — D’ailleurs, tous ceux à qui je parle de vous vous trouvent beaucoup de talent…