Brossette éclata d'un bon rire, d'un rire plein de tendresse.
—Maman! Oh! maman!... Ça t'épate, hein?,.. Et tiens..., ça..., c'est une automobile... C'est moi, ton fils... qui la conduis... Regarde un peu... T'en as peut-être jamais vu, ma pauvre maman, des automobiles?... Attention...
Il mit le moteur en marche, le fit ronfler épouvantablement. La vieille, effrayée, voulut rentrer. Elle criait:
—Si c'est Dieu possible!... Si c'est Dieu possible!
Brossette l'apaisa, en l'embrassant et en lui glissant deux louis dans la main.
—Allons, dis adieu à monsieur... Faut que nous partions... Mais nous reviendrons dans quelque temps... Nous reviendrons te voir, encore une fois...
Il confia sa mère à une surveillante qui attendait, près de la porte, l'embrassa de nouveau, tendrement...
—Porte-toi bien, maman...
Et il sauta dans la voiture: