—Et voilà comment Balzac est mort... Balzac!... vous entendez?... Balzac!... Voilà comment il est mort!...

Puis il se remit à marcher... Après un court silence:

—C'est drôle! fit-il... Je ne suis pourtant pas un méchant homme... je ne suis pas une canaille... une crapule... Mon Dieu!... je suis comme tout le monde... Eh bien... je n'ai vraiment compris que plus tard... beaucoup plus tard... Certes, cette journée-là... cette nuit-là... j'ai eu de la gêne... de l'embêtement... je ne sais pas... du dégoût... Je sentais que ça n'était pas bien... Oui, mais ça?... ça?... l'ignominie?... Non... Je vous donne ma parole d'honneur... ce n'est que plus tard... Qu'est-ce que voulez?... on aime une femme... on se laisse aller... et c'est toujours, toujours, de la saleté!... Ah!... et puis, est-ce que vraiment je l'aimais?...

Il écarta les bras, les ramena vivement le long de son corps, en faisant claquer ses mains sur ses cuisses:

—Ma foi!... Je n'en sais plus rien...

Haussant les épaules, il ajouta:

—L'homme est un sale cochon... voilà ce que je sais... un sale cochon!

Il tourna, quelque temps, dans l'atelier, tapotant les meubles, dérangeant les sièges, grommelant:

—Balzac!... Balzac!... Un Balzac!