Une fois—c'était rue Cambon... en ai-je fait, mon Dieu! de ces places—les maîtres mariaient leur fille. Il y eut une grande soirée, où l'on exposa les cadeaux, des cadeaux à remplir une voiture de déménagement. Je demandai à Baptiste, le valet de chambre, en manière de rigolade...

—Eh bien, Baptiste... et vous?... Votre cadeau?

—Mon cadeau? fit Baptiste en haussant les épaules.

—Allons... dites-le!

—Un bidon de pétrole allumé sous leur lit.. Le v'là, mon cadeau...

C'était chouettement répondre. Du reste, ce Baptiste était un homme épatant dans la politique.

—Et le vôtre, Célestine?... me demanda-t-il à son tour.

—Moi?

Je crispai mes deux mains en forme de serres, et faisant le geste de griffer, férocement, un visage.

—Mes ongles... dans ses yeux! répondis-je.