—Comprenez? me dit-il... Il faut d'abord le repeindre... le remettre à neuf... qu'il soit très beau, avec sa nouvelle enseigne, en lettres dorées: «A l'Armée Française!»... Et puis, je ne peux pas quitter ma place, encore... Ça, je ne peux pas...

—Pourquoi ça, Joseph?...

—Parce que ça ne se peut pas, maintenant...

—Mais, quand partirez-vous, pour tout à fait?...

Joseph se gratte la nuque, glisse vers moi un regards sournois... et il dit:

—Ça... je n'en sais rien... Peut-être pas avant six mois d'ici... peut-être plutôt... peut-être plus tard aussi... On ne peut pas savoir... Ça dépend...

Je sens qu'il ne veut pas parler... Néanmoins, j'insiste:

—Ça dépend de quoi?...

Il hésite à me répondre, puis sur un ton mystérieux et, en même temps un peu excité:

—D'une affaire... fait-il... d'une affaire très importante...