L'AMATEUR.

Vous m'en vendîtes un exemplaire dernièrement; n'en avez-vous point d'autre manière?

LE LIBRAIRE.

J'ay quelques recueils en un volume, mais, outre qu'ils contiennent les mesmes pièces, ils ne sont pas aussi complets et moins bien entendus: que diriez-vous des Dernières paroles de Scarron, des Poésies diverses de Colletet, des Énigmes et de la Ménagerie de Cotin, des Entretiens de Sarasin et de Voiture aux Champs-Elysées? j'ay de jolies éditions de l'Apologie de Girac contre Costar, des Éloges poétiques de Brébeuf, des Amitiés, Amours et Amourettes de M. le Pays, et enfin... je puis vous bailler les Deux pièces de M. de Lignières, contre la Pucelle.

L'AMATEUR.

Ah! ah! ceci me sied assez, ces pièces de M. de Lignières surtout: comment les eustes-vous?

LE LIBRAIRE.

Elles furent imprimées en Hollande sur le manuscrit mesme que M. Chapelain pensa faire saisir; ces choses sont d'une excessive rareté.

L'AMATEUR.

Je vous les prendrai; veuillez les joindre au reste; mais, ah ça, fait-on encore beaucoup de satires contre la Pucelle?