Et si tu l'aimas une fois,
Tu ne pourras plus aimer qu'elle!
Mais Sylvie soupire encore, un reste de tristesse au cœur:
Ah! peut-on être heureux lorsqu'on est infidèle?
Bourgogne-Cavalerie s'aventure alors, du moins il est permis de le supposer, à presser la main de Sylvie, à baiser tendrement cette main qui s'abandonne, il croit avoir ville prise, et il lui montre souligné ce vers, commençant une petite pièce fort médiocre:
Je sais aimer, vous savez plaire…
Fausse manœuvre; cette fadeur a soudain refroidi Sylvie, qui riposte par ces deux vers légèrement modifiés au crayon, une véritable douche d'eau froide pour le madrigalisant officier:
Non, Céladon perdroit et son temps et sa peine,
Ses plus longues amours vont jusqu'à la huitaine.
Bourgogne-Cavalerie repart en guerre: