Rien ne pourra l'éteindre; aux soucis, aux remords,
Son triste feu survit inextinguible.
Un souvenir de toi, voilà ce que ma tombe
Veut pour reliques et pour tous ornements.
Mais ton oubli!… mon cœur à ce penser succombe,
Lui qui brava la vie et ses tourments.
23o Le Dernier des Mérovingiens, tragédie en cinq actes, en vers, par Charles Huret. Paris, Tenré; 1833. In-8o. Grande lithographie de A. de Pujol. Drame shakespearien, formidablement sanguinaire, où tous les personnages meurent assassinés les uns par les autres. Le héros, Méruald, succombe le dernier. Après avoir, durant cinq actes, perpétré les crimes les plus noirs, il s'écrie, blessé à mort, avant la chute du rideau:
J'ai fauché tous les miens; ô gerbes magnifiques!
Leurs têtes, lourds épis, reposent pacifiques
Et je vais m'endormir: Deus sit cum illis!