[Note 41]: Tu as poussé l'indifférence, etc. ὼς μηδὲ τοῦτο δὴ κοῖνον προσειπεῖν. Au point de ne pas me dire ce que l'on dit à tout le monde.
[Note 42]: Il coupe aussitôt le cable, etc. ἄλλον χειμῶνα τοῦτον ἐφὲλκεσθαι σφᾶς διατεινομενος. Assurant que c'étoit une seconde tempête qu'ils traînoient. L'anonyme est ici d'une grande exactitude. Notre vaisseau, dit-il, déchargé de cette seconde tempête qu'il traînoit après soi. Je doute qu'on dise d'un vaisseau, qu'il est déchargé d'une tempête, comme on dit qu'il est déchargé de sa cargaison; qu'il traîne une tempête, comme on dit qu'il traîne une barque. Il me semble qu'il étoit permis ici de ne pas être si exact.
[Note 43]: Désespérée de ne pouvoir, etc. ὡς γὰρ ἁποροῦσαπρὸς τὴν ἔνεργον συμμὰχιαν ἡ χαρικλεια, λὸγον ἐπικοὺρον τῳ θεαγὲνες διετοξεὺσεν, ὰνδριζοὺ φιλτατε, έμβοὴσασα. Car Chariclée, ne sachant comment faire pour secourir efficacement, décocha à Théagènes une parole secourable, ayant crié: SOIS HOMME, MON AMI. Héliodore me semble ici trop recherché, et je crois qu'il a eu tort. La situation est assez intéressante par elle-même, sans que le bel-esprit y mêle ses faux-brillans. L'anonyme ne dit pas un mot de cette phrase.
[Note 44]: La plus grande peine, etc. ἀλλὰ μοὶ ζημία καὶ μὸχθος ὁ ἀν μη ἐπιτὰττῃ μέγα ῃ μικρον Ισίας ἑκεινη. Voici comme j'explique cette phrase mot-à-mot: Ce que cette Isias ne me commande point, soit que ce soit quelque chose de petit, soit que ce soit quelque chose de grand, est pour moi une peine et une affliction. Je ne sais comment le traducteur latin a expliqué le texte pour y trouver le sens qu'il a mis. Quanquam indè nihil præter muletam et molestiam laboris reportem.
[Note 45]: Mes affaires exigent, etc. καὶ με, κάθαπερ κῃρυγμα ἡ χρεία πρὸς τὴν εις ἐλλήνας ἐκδημιαν καλεῖ. Le besoin, comme la voix d'un héraut, m'appelle à un voyage dans la Grèce. Comme κηρύγμα m'a semblé ici inutile, pour ne rien dire de plus, je n'en ai tenu aucun compte.
[Note 46]: Que mes chants, etc. ἀσώμεν ἀυτῳ θρἠνους, καὶγοους ὑπορχηςώμεθα. Chantons-lui des gémissemens, dansons-lui des lamentations. La phrase grecque m'a paru expressive et énergique. J'ai tâché de mettre dans ma traduction la même force et la même énergie.
[Note 47]: Comment, dira-t-on peut-être, ces choses sont-elles impénétrables, puisqu'elle les pénètre! Critique ridicule et injuste. On ne s'est jamais avisé de blâmer ces vers du Pindare Français:
Qui pourra, grand Dieu, pénétrer
Ce sanctuaire impénétrable,
Où tes saints inclinés, etc.?
On pourroit cependant dire: comment ce sanctuaire est-il impénétrable, si les saints y ont pénétré? D'ailleurs, il y a dans le texte, ἁκινήτα κινοῦσαν; remuant des choses immobiles. Je n'ai pas cru pouvoir rendre cette antithèse mieux qu'en me servant des expressions du grand Rousseau.
[Note 48]: La divinité ou la fortune, etc. τὸτε δὴπως εἶτε δαιμὸνιον, εἶτε τυχη τίς τ' ἀνθρὼπεια βραβεὑουσα, καίνον ἑπεισὸδιον ἐπετραγωδεῖ τοῖς δρωμὲνοις, ὥσπερ εις ἁνταγὼνισμα δρὰματος ἄρχην ἅλλου παρεισφερουσα. Alors une divinité, ou la fortune, qui règle les choses humaines, ajouta aux choses représentées alors un nouvel épisode, comme si elle eût apporté le commencement d'un autre drame pour rivaliser. Voilà le mot-à-mot de la phrase grecque. On voit que je n'en ai rendu que les idées. Je crains même qu'on ne m'accuse d'avoir passé trop légèrement sur le texte. L'anonyme s'est mis à l'abri d'un pareil reproche. Voici comme il traduit cet endroit: Alors le destin ou la fortune, qui que ce soit qui préside aux choses humaines, fit que le vieillard Calasiris, etc.