DU TROUBADOUR

PEIRE RAIMON DE TOULOUSE

Table de Matières

[I. [No 1 de Bartsch]
[II. [No 3 de Bartsch]
[III. [No 4 de Bartsch]
[IV. [No 5 de Bartsch]
[V. [No 6 de Bartsch]
[VI. [No 7 de Bartsch]
[VII. [No 8 de Bartsch]
[VIII.[No 9 de Bartsch]
[IX. [No 10 de Bartsch]
[X. [No 12 de Bartsch]
[XI. [No 13 de Bartsch]
[XII. [No 14 de Bartsch]
[XIII. [No 15 de Bartsch]
[XIV. [No 16 de Bartsch]
[XV. [No 17 de Bartsch]
[XVI. [No 18 de Bartsch]
[XVII. [No 19 de Bartsch]
[XVIII.[No 20 de Bartsch]

J'avais commencé, en 1916, la publication des poésies de Peire Raimon de Toulouse dans la revue l'Auta, organe de la Société des Toulousains de Toulouse. Malgré la bonne volonté de la Société et de son président, les circonstances ne se prêtèrent pas à la continuation de ce travail. Je l'arrêtai donc, après avoir publié quatre pièces[1]. Cette édition était destinée à des lecteurs non initiés, en général, à la philologie romane, mais connaissant leur langue maternelle. Il nous faudrait bien décider, en attendant des éditions critiques qui ne paraissent qu'à de longs intervalles et qui ne paraissent pas toutes en France, à avoir des éditions provisoires de nos troubadours, dont le texte serait emprunté à quelques bons manuscrits. Nos troubadours—et je dis nos à dessein—ne sont pas faits exclusivement pour servir de thème à des exercices philologiques. Ce sont des poètes, facilement abordables, et dont la poésie n'est pas tout à fait éteinte, malgré les ans. Nous ne savons quand tous nos troubadours, même quelques-uns des plus grands, seront édités d'une manière critique. Faut-il se résigner jusque-là à les lire dans les recueils introuvables—et d'un si joli aspect typographique!—de Mahn ou dans le recueil, plus beau typographiquement, mais aussi rare, de Raynouard? Nous ne le croyons pas. Une Bibliothèque Romane, où seraient publiés les vingt ou trente troubadours les plus marquants, serait la bienvenue[2]. Elle n'empêcherait pas la préparation des éditions critiques, qui arrivent à leur heure, et elle procurerait de belles joies aux amoureux de notre poésie. Notre édition n'a pas d'autre ambition. Nous pensons qu'elle rendra des services à nos études; et on ne sera plus obligé, en ce qui concerne Peire Raimon, d'aller chercher les membra disjecta poetae, et d'un bon poète, dans les recueils les plus disparates et les plus rares.

Notes:

[1] Elles ont paru dans les numéros suivants de l'Auta: mars 1916; juillet 1916; janvier 1917; juin 1917. Avec tirage à part. Par suite d'une erreur qui n'est pas imputable à l'imprimeur, le titre du tirage à part portait: Peire Guilhem de Tolosa; un papillon a rectifié sur la plupart des exemplaires cette erreur. Quatre autres pièces ont été publiées dans le Bulletin de la Société Archéologique du Midi de la France, nouv. série, No 45 (Toulouse, 1919); il a été fait de cet article un tirage à part à un très petit nombre d'exemplaires, dans notre publication intitulée: A propos des troubadours toulousains, Toulouse, 1917.

[2] Le fondateur de la Bibliothèque Méridionale, M. Antoine Thomas, écrivait, en 1888, dans la préface de son édition de Bertran de Born: «Nous nous proposons de faire pour les principaux troubadours ce que nous venons de faire pour Bertran de Born.» Idée et programme excellents, qui pourraient être repris.

Notes:

[1] Elles ont paru dans les numéros suivants de l'Auta: mars 1916; juillet 1916; janvier 1917; juin 1917. Avec tirage à part. Par suite d'une erreur qui n'est pas imputable à l'imprimeur, le titre du tirage à part portait: Peire Guilhem de Tolosa; un papillon a rectifié sur la plupart des exemplaires cette erreur. Quatre autres pièces ont été publiées dans le Bulletin de la Société Archéologique du Midi de la France, nouv. série, No 45 (Toulouse, 1919); il a été fait de cet article un tirage à part à un très petit nombre d'exemplaires, dans notre publication intitulée: A propos des troubadours toulousains, Toulouse, 1917.

[2] Le fondateur de la Bibliothèque Méridionale, M. Antoine Thomas, écrivait, en 1888, dans la préface de son édition de Bertran de Born: «Nous nous proposons de faire pour les principaux troubadours ce que nous venons de faire pour Bertran de Born.» Idée et programme excellents, qui pourraient être repris.

BIOGRAPHIE.

La biographie suivante de Peire Raimon nous a été conservée par cinq manuscrits.[3] «Peire Raimonz de Tolosa lo vielz si fo fillz d'un borzes, e fetz se joglars, et anet s'en en la cort del rei N'Anfos d'Aragon; e·l reis l'acuilhic e·il fetz grant honor. Et el era savis hom e sotils, e saup molt ben chantar et trobar, e fetz de bons vers e de bonas chansos e de bons mots; e estet en la cort del rei, e del bon comte Raimon de Tolosa, lo sieu seignor, et en la cort d'En Guilhem de Monpeslier, longa sazon. Pois tolc moiller a Pamias, et lai definet.»

«Peire Raimon de Toulouse, le Vieux, était fils d'un bourgeois. Il se fit jongleur et s'en alla à la cour du roi Alfonse d'Aragon (1162-1196); et le roi l'accueillit et lui fit grand honneur. Il était savant (en poésie) et subtil; il savait bien chanter et bien trouver, et il fit de bons vers, de bonnes chansons et de bonnes compositions; et il resta à la cour du roi et du bon comte de Toulouse, son seigneur, et à la cour du seigneur Guilhem de Montpellier, longtemps. Puis il prit femme à Pamiers, et c'est là qu'il mourut.»