--Pourquoi dites-vous que vous m'aimez, a-t-il repris; vous vous moquez de moi sans doute....»

J'ai eu les larmes aux yeux et j'ai détourné la tête sans répondre.

«Je vous fais de la peine, a continué le blessé d'une voix émue; est-ce pour cela que vous avez des larmes dans les yeux?

--Vous doutez de mon affection, Adolphe, cela m'afflige, mon ami!»

Adolphe me saisit les mains.

«Vous avez dit....

--J'ai dit: mon ami; ne voulez-vous pas me laisser vous appeler ainsi, Adolphe?»

Il s'est caché la tête dans ses mains en fondant en larmes: j'ai voulu le consoler.

«Laissez, a-t-il dit, ces larmes me font tant de bien! Oh! que c'est bon d'aimer, de se repentir!...»

A partir de ce moment, il a changé complètement; il est devenu affectueux, résigné, patient, et son pauvre coeur n'est plus révolté, mais soumis.