ARMAND.
Qu'est-ce que c'est que des spéculations, papa?
M. DE KERMADIO.
C'est quand on risque imprudemment de l'argent, mon ami; on court la chance de beaucoup gagner, comme on risque de beaucoup perdre. C'est cette dernière chose qui est arrivée à M. de Morville.
ARMAND.
C'est vilain, les spéculations; je n'en ferai jamais. Il vaut bien mieux gagner beaucoup moins et à coup sûr, n'est-ce pas, grand'mère?
MADAME DE GURSÉ.
Je suis de cet avis, cher petit; M. de Morville, non content de sa grande fortune, a voulu l'augmenter encore; il en a été, tu le vois, cruellement puni.
JACQUES.
Julien faisait en petit pour les timbres ce que son papa faisait en grand pour les affaires; te rappelles-tu, Armand? il nous a dit un jour: «Moi, je fais aux Tuileries comme papa à la Bourse; j'ag... j'agia....