Certainement, mes enfants. Remerciez Anna de ma part et soyez gentils avec elle.»

Noémi, Irène et Julien dirent adieu à Mme de Morville: puis les trois amis, suivis d'Anna et de la bonne de Noémi, sortirent pour se rendre aux Tuileries.

A peine hors de la maison, Irène s'écria.... «A présent, chez Mme Blesseau, rue du Bac; n'est-ce pas, Julien?

JULIEN.

Oui, voilà notre secret, mademoiselle Noémi.»

Et il expliqua à Noémi, surprise et touchée, que le surlendemain étant la fête de leur mère, ils allaient chez Mme Blesseau, bijoutière, pour vendre deux joyaux, restes de leur splendeur passée. Leur mère leur ayant permis d'en disposer comme bon leur semblerait pour leurs petites dépenses, ils les portaient à Mme Blesseau, voulant offrir des souvenirs à Mme de Morville, puis à Élisabeth et Armand, les bons anges de la famille, invités à dîner pour ce jour-là.

Tout en parlant ainsi, les enfants étaient arrivés chez Mme Blesseau.

IRÈNE, entrant.

Bonjour, madame; voudriez-vous nous faire le plaisir d'estimer les bijoux dont nous vous avons parlé l'autre jour. Maman vous a dit qu'elle nous avait donné la permission de les vendre.

MADAME BLESSEAU.