M. DE MORVILLE.

Laissez, mes bien-aimés, laissez à votre mère la joie de vous apprécier pleinement: Suzanne, ils ont profité de ta permission; ils ont vendu leurs bijoux de première communion pour t'offrir ces cadeaux de fête.

MADAME DE MORVILLE, très-émue.

Oh! mes pauvres chers enfants! quel sacrifice! Combien je regrette votre dévouement! (Elle les embrasse.)

IRÈNE.

Chère maman, ce n'étaient que des bijoux, et votre joie est le vrai trésor de notre coeur.

JULIEN.

Nous en ferions bien d'autres pour vous faire plaisir, ne fût-ce qu'un instant!

MADAME DE MORVILLE.

Pauvres petits! Non, je ne puis être consolée de vos privations; vous y teniez tant, surtout depuis notre ruine, à ces précieux souvenirs!