HÉLIOGABALE, honteux.
Hélas! je n'en ai que huit!
JORDAN, bas.
Je ne suis pas fâché qu'il soit humilié par le petit maréchal, le vicomte; il nous a assez assommés avec ses écuries!
La conversation continua: les élégants étaient de plus en plus subjugués par les discours et les manières des nouveaux venus. Le moment de se séparer étant venu, le fils du maréchal dit à tous les enfants: «Messieurs et mesdemoiselles, nous allons ce soir au Cirque; il y débute deux merveilles, les petits centaures. Je vous engage à y aller aussi, ce sera très-intéressant.»
Cette proposition séduisit les enfants, et il fut convenu qu'on obtiendrait des parents la permission d'aller au Cirque:
Leur curiosité était vivement excitée, aussi furent-ils très-éloquents; chacun obtint ce qu'il désirait, et le soir venu, tout ce petit monde se retrouva au spectacle.
Les élégants, groupés entre eux, s'étonnaient de ne voir pas arriver leurs amis du matin, lorsque l'arène s'ouvrit et l'on vit paraître les petits centaures, montés sur des chevaux arabes, lancés au grand galop. Des applaudissements les accueillirent; les enfants des Tuileries avaient poussé un cri de surprise, les élégants étaient furieux, les enfants raisonnables riaient aux éclats en reconnaissant les merveilleux qui étaient venus aux Tuileries le matin.
Les petits centaures firent des prodiges d'adresse et d'intrépidité: on les applaudissait à tout rompre. Leurs exercices terminés, ils sautèrent à bas de leurs chevaux: et se dirigèrent vers les élégants, qui étaient devenus rouges et embarrassés.
LE PETIT GARÇON.