JULIEN.

Et nos timbres, donc! ce sont eux qui me l'ont donné. Je le cache pour qu'on ne se moque pas de moi, ici. Nos voisins sont si bêtes! tiens, regarde, n'est-ce pas qu'il est joli? (Il le montre à sa soeur.)

IRÈNE.

Oui, il est assez bien, mais comment fais-tu pour voir à travers? Il me semble (elle regarde dedans) que ça rapetisse affreusement tous les objets.

JULIEN.

Tant mieux! c'est exprès, puisque je suis myope.

IRÈNE.

Toi? ah! ah! quelle plaisanterie! Tu as toujours eu des yeux excellents, mon cher; hier encore tu voyais sur la colline les ailes des moulins à vent de Fresnoy; et ils sont à deux lieues d'ici.

JULIEN, avec humeur.

Ce n'est pas une raison: (Irène rit toujours) finis donc, toi, tu m'impatientes avec tes ah! ah! Tiens, je vais te prouver que je suis myope!