Irène se laissa entraîner à demi flattée, à demi mécontente: elle vit bientôt avec déplaisir que l'on avait fait cela pour humilier les enfants simplement mis, que les élégants voulaient chasser des Tuileries.
IRÈNE.
Mes chers amis, vraiment je ne vois pas trop la nécessité de fonder ce club. A quoi bon imiter nos papas quand les Tuileries ne nous ont réunis jusqu'ici que pour jouer?
HERMINIE, avec autorité.
Ma toute belle, c'est justement pour empêcher ces jeux de chevaux échappés que nous fondons «le Beau monde:» il vient ici un tas d'enfants qui déconsidèrent les Tuileries. Cela est choquant; cela ne peut durer.
CONSTANCE.
Parfaitement raisonné. Il est révoltant de coudoyer à chaque instant des enfants vêtus d'une façon misérable. Il ne doit venir ici que des personnes riches. Que les autres s'en aillent!
Dans ce moment, Jordan et son frère arrivèrent, entraînant Julien, qui semblait se laisser faire de très-mauvaise grâce; mais de même qu'Irène le respect humain, la fausse honte, l'empêchaient de dire sa pensée et de rompre avec les faux amis qui formaient le nouveau Club.
JORDAN.
Là, à présent, nous voici au complet.--Je vais lire notre règlement. Mesdemoiselles et Messieurs, voulez-vous?