Ah! Ah! ah! vous demandez la charité, alors?

ARMAND, vivement.

Dites donc, vous, tâchez de fermer votre grande bouche et de cacher vos vilaines dents jaunes (on rit); respectez ma soeur, entendez-vous, gandin?

ÉLISABETH.

Tais-toi, Armand, ne dis pas de choses désagréables à Vervins. Non, monsieur, nous ne demandons pas la charité, nous la ferons, au contraire, puisque papa et nos oncles veulent bien nous donner de l'argent plus qu'il ne nous en faut pour nos menus plaisirs. Vous trouvez mauvais que nous ne soyons pas aussi bien mis que vous: c'est que notre maman le veut ainsi; et elle a bien raison: au moins nous sommes libres de jouer à notre aise, et comme cela, il nous reste quelque chose dans notre bourse quand il y a quelque misère à soulager.

JEANNE DE MARSY.

Tu as bien parlé, Élisabeth; viens, retournons près de Mlle Heiger pour organiser notre club, ça va être très-intéressant.

LES AUTRES ENFANTS.

C'est cela.

ARMAND.