PHILÉAS, effaré.—Qu'est-ce que tu as, Rossignol? tu es effrayant à voir, mon pauvre garçon!
ROSSIGNOL, désolé.—Couic!... couic!... coui... i... ik!!
—Là! j'étais bien sûr qu'il arriverait quelqu'accident, s'écria le docteur Boutié, en sortant de la foule et courant à Rossignol; vous vous êtes brisé le larynx, imprudent, avec vos folies de chant forcé!
ROSSIGNOL, effrayé.—Couic! couic!... i... ik!...
LE DOCTEUR.—Venez, je vais vous donner un traitement à suivre, car votre état est fâcheux et réclame des soins immédiats.
ROSSIGNOL, tristement.—Couic!...
Et le docteur emmena Rossignol, consterné et repentant.
Canonet, qui avait bon coeur, était atterré de la fin malheureuse de la lutte; son chagrin réuni aux oeufs crus lui tourna le coeur...
—Le malheureux! disait ensuite Philéas désolé. Il n'a rien voulu garder!
Chacun retourna chez soi en causant de cette scène émouvante; on plaignait le pauvre Rossignol; on louait la voix mugissante de Canonet.