Il entra dans le jardin, toujours au pas accéléré.
Arrivé auprès du château ou ce que l'on décorait, par habitude, de ce nom, il passa devant la fenêtre du rez-de-chaussée, pour s'assurer s'il y avait quelqu'un.
Il ne vit personne.
Alors il gravit un petit perron et il pénétra sans hésitation dans les appartements.
Il y avait une grande chambre avec un lit défait, sous d'amples baldaquins de serge, plus ou moins défleuris et fanés.
Des tisons éteints dans une cheminée à énormes chenets du XVIIe siècle.
Une armoire de vieux noyer pour suspendre les habits.
Des ustensiles de toilette épars sur les meubles et du linge blanc marqué aux initiales J. G. Du linge d'homme? Plus de doute: Pottemain se trouvait dans la chambre occupée par Jacques de Guermanton.
Sur une vieille table à pieds en spirale, un buvard, des plumes, de l'encre, une lettre ouverte signée: Jeanne.
Une réponse ébauchée par le mari et commençant par ces mots: