AVIS IMPORTANT.—Le large éclectisme qui a fait représenter tour à tour avec un égal respect de toutes les écoles littéraires des œuvres très diverses, la NUIT BERGAMASQUE comme EN FAMILLE, et LA FIN DE LUCIE PELLEGRIN comme LE BAISER, amène le théâtre libre à jouer cette fois LA CASSEROLE, œuvre d'un réalisme très violent, qui met en scène un cruel tableau des bas-fonds parisiens.
LA CASSEROLE terminera le spectacle.
Cela met en méfiance, n'est-ce-pas? Ou du moins cela présage des audaces énormes.
Eh bien, c'est pis que tout ce qu'on pouvait rêver!
Nous nous refusons à raconter de telles choses à nos lecteurs. M. Méténier ne devrait pas, lui qui a du talent, écrire de telles pièces, car il risquerait de réhabiliter ceux qui ont sottement troublé la représentation de l'œuvre d'Ostrovsky, l'Orage.
Je ne parlerai pas davantage des interprètes. Le silence en ce cas est la meilleure des leçons.
(Paris)
. . . . . . . . . . .
Notre lettre d'invitation nous prévient que La Casserole est «une œuvre d'un réalisme violent». Pas si violent que cela peut-être. On y dit bien deux ou trois mots qu'il n'était pas jusqu'à présent d'usage de dire en public. Mais, ces mots, les hommes les mieux élevés les disent volontiers plusieurs fois par jour, si l'occasion s'en trouve. A cause de cela, il se pourrait qu'ils n'eussent pas un sens très intéressant.
(Gil Blas)
Pour La Casserole de M. Oscar Méténier, nous aimons mieux la passer sous silence. Ce sont mœurs hideuses à voir et aventures qui ne sauraient se raconter dans une langue honnête.