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Où M. Méténier est vraiment supérieur et séduisant, c'est dans les tableaux voyous. M. Méténier aime le peuple parce qu'il le trouve plus sincère, meilleur, moins canaille que les autres classes; et l'affection qu'il lui porte ne recule pas devant ses vices et ses lèpres. Au contraire, M. Méténier, s'attarde plus volontiers encore au spectacle de la populace, de cette populace de souteneurs et de filles méprisables, irresponsables et si pittoresques qui nous a donné déjà les modèles de tant d'œuvres saisissantes.
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C'est tout cela qu'il nous a expliqué, sur un ton combatif et vite, et vite, comme un homme qui décharge son cœur et qui est bien aise de le décharger.
Son succès a été considérable et de pleine sympathie.
Et le succès de La Casserole aussi.
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La pièce est d'un très vif intérêt de détails, et la langue, pour un peu moins montée en couleur qu'elle n'était dans la nouvelle, n'en est pas moins encore fort curieuse et d'une sincérité absolue. M. Méténier n'a pas voulu atténuer la violence de son récit, et ce ne sont pas des audaces qu'il en a fait disparaître; il a seulement, et pour la clarté, remplacé quelques mots d'argot trop incompris par quelques vocables de langue courante.
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Voici que M. Alhaiza annonce trois représentations nouvelles de La Casserole. C'est une pièce à voir. Il y a du reste, au fond de toutes les œuvres de cette école-là, une grande idée de pitié sociale, pareille à celle qui guidait l'auteur de la Puissance des Ténèbres, et qu'on ne saurait trop aider à faire son chemin.
(La Réforme)
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La Casserole a été jouée au Molière par les artistes de M. Alhaiza au milieu d'une grande affluence de monde.
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Nous ne conseillons pas aux dames le spectacle actuel du Molière, mais tous les hommes un peu curieux de suivre l'évolution que M. Méténier (et avec lui quelques auteurs parisiens) veut faire subir à l'art dramatique, iront voir et entendre l'épisode mis en scène avec un rare talent par cet écrivain fécond, et, il faut le dire, admirablement doué au point de vue de la concision du dialogue et de la façon d'exposer une situation.
(L'Éveil.)