—Il y a des jeunes qui ne vous valent pas, madame Tabary, dit Romillard, et je connais pas mal de camarades, qui seraient joliment contents si...
—Disons pas de bêtises, interrompit Louise. Quand on a un laideron pour femme, je ne dis pas, mais quand on est le mari d'Amélie Collinet, c'est autre chose... C'est qu'il n'y a pas à dire, avant d'avoir eu sa gosse, elle a été une des plus belles filles du Voyage, et sage avec ça, et douce et aimante... Toutes les qualités, quoi! C'est pas vrai, ce que je dis là?
—Ne me forcez pas à dire ce que je pense, répartit le dompteur, visiblement gêné par la tournure que prenait la conversation.
—Oui, c'est vrai! nous ne sommes pas là pour nous amuser. A vos santés, mes enfants! Ensuite, on va faire une petite partie.
—Un rams, c'est ça! dit Jean qui se leva, étendit un tapis sur la table et apporta un jeu de cartes.
Louise avait rapproché sa chaise de celle de François.
—A propos, dit-elle, on peut fumer ici. Et je vais donner l'exemple.
Et la première, elle alluma une cigarette.
On commença à jouer.
—Vous savez, dit Jean, la règle ordinaire... Quand il n'y a pas de rams, c'est la noce, tout le monde y va!