—Oh! Oh! comme tu es pressé! dit Jean en riant de cette hâte subite.

—Oui!... finissons-en... Ça sera un poids de moins!... Comme ça, après, il n'en sera plus question!

Quand ils arrivèrent à la caravane, Louise Tabary était levée.

Déjà, très étonnée de n'avoir pas vu rentrer Chausserouge, de n'avoir pas rencontré son fils, elle était descendue à la ménagerie pour demander des nouvelles.

Peut-être un nouvel accident était-il survenu qui avait nécessité leur présence toute la nuit. Alors pourquoi ne l'avait-on pas prévenue?

On l'avait rassurée tout de suite.

Les employés à leur arrivée avaient trouvé le patron et Jean en train de nettoyer la ménagerie; tous deux venaient de sortir.

Assurément ils ne devaient pas être loin.

—Ah! vous voilà, les jolis vadrouilleurs! cria-t-elle en les apercevant. Ce n'est pas malheureux!... Ce que j'ai été inquiète toute la nuit! Où diable avez-vous passé votre jeunesse? En voilà une conduite!

—Ferme la porte, dit Jean sans répondre et en s'asseyant près de la table, nous avons à parler sérieusement.