Zézette sortit de cet entretien, plus troublée qu'elle ne voulait se l'avouer à elle-même.

De ce jour, elle connut l'étendue de son amour pour le jeune dompteur.

Aussitôt en quittant Tabary, elle rejoignit le jeune homme, à qui cette fois elle raconta tout, omettant toujours de parler du fameux secret.

Mais Giovanni, sans s'effrayer, hocha doucement la tête.

Les craintes qu'éprouvaient à son endroit Zézette, ces dangers qu'elle redoutait pour lui et qu'elle voulait à tout prix détourner lui semblaient exagérés.

Certes, on pouvait le renvoyer, le chasser, en trouvant un prétexte... Mais puisque jamais sa conduite n'avait fourni l'occasion d'un reproche, puisque sa conscience était calme, qu'avait-il à craindre?

A eux deux, ils sauraient déjouer les plans de cette vieille teneuse d'entresort qui devait être au fond l'instigatrice de ces complications nouvelles.

—Tu ne connais pas les Tabary! dit Zézette, en tutoyant pour la première fois son amant. Ils sont capables de tout!

—Qu'importe! puisque je n'ai rien à me reprocher!

—Ça ne fait rien! dit Zézette, dont la pensée se reportait invinciblement à la scène du crime. Tu ne sais pas tout! Tu ne peux pas tout savoir!