—Qui cela?... Fatma... et Charlot, deux brutes!

—Il y a aussi Néron, dit Zézette, en montrant du doigt le lion qui, la gueule sanglante, ne cessait de gronder en regardant Jean Tabary.

—Si celui-là me gène trop, répliqua le jeune homme, je ne regarde pas à un lion de plus ou de moins... Une balle un jour qu'il ne sera pas sage ou une boulette dans sa viande, j'en aurai vite raison.

—Pas tant que je serai là! cria Zézette. Néron est à moi... et si après m'avoir enlevé Giovanni, tu tentais de toucher à celui-là, qui m'appartient, alors, je ne sais pas ce que je ferai, mais je te le jure, je trouverai un moyen de te faire payer toutes tes saletés en une fois!...

—Oh! pas de gros mots, ma petite! riposta Tabary en s'avançant. Je ne sais même pas pourquoi je discute avec toi. Je n'aime pas qu'on me résiste... Maintenant ou plus tard tu seras à moi et je saurai déjouer toutes tes finasseries! Ah! pauvre gamine! tu ferais bien mieux de m'écouter... au lieu de te mettre en travers... Tu y gagnerais davantage...

Et tout en parlant, il s'avançait, l'oeil allumé...

Il regarda autour de lui et comme s'il eut été aiguillonné par un désir subit, il ouvrit les bras et chercha à saisir la jeune fille.

Mais elle s'était cramponnée aux barreaux de la cage.

Trois pas seulement la séparaient encore de l'homme.

—N'avance pas davantage, sinon...