Zézette ramassa sa fourche.
—En arrière, Néron, rentrez!...
A cette injonction, le lion abandonna sa proie.
Devant l'enfant qui le tenait en respect, la fourche haute, il recula... et deux minutes après, tandis qu'on étendait le cadavre sur un lit de paille, il était réintégré dans sa cage...
Alors Zézette marcha vers la mère Tabary et d'une voix haute:
—Votre fils a eu l'imprudence d'ouvrir la cage de Néron; je regrette de n'être pas arrivée à temps pour le sauver.
La vieille femme ne trouva pas un seul mot. Le coup qui la frappait était si inattendu que son énergie habituelle et son sang-froid ordinaire l'avaient abandonnée.
Puis sur un ton plus bas:
—J'ai accepté la lutte. Ne pensez-vous pas que mon père est bien vengé!
Louise Tabary comprit enfin. Elle éclata: