Lentement ses doigts se desserrèrent, il rassembla toute son énergie et cria une fois encore:
—A moi, François!
Puis il ferma les yeux et perdit connaissance.
Excités par le bruit et les grondements de Pacha, les animaux, réveillés, bondissaient dans leurs cages épouvantant de leurs rugissements le veilleur, dont les dents claquaient de terreur, quand soudain apparut François, à demi-vêtu, suivi des garçons de piste.
Alors commença une lutte effrayante.
François, armé d'une carabine, n'osait faire feu craignant d'atteindre son père.
Il saisit un sabre-baïonnette que lui passa un des assistants et, à son tour, il frappa le lion pour le forcer à reculer.
Mais le monstre ne lâchait pas sa proie.
Rendu plus furieux encore par la douleur, bien que son sang s'échappât par vingt blessures, il continuait à s'acharner sur le corps pantelant du vieillard.
François Chausserouge fit appel à toute sa vigueur et à tout son sang-froid.