Mais citer pêle-mêle Herrick, Suckling et M. Austin Dobson, c'est chose absurde.
Herrick n'est point un poète.
D'autre part, M. Dobson, a produit des pièces absolument classiques dans leur exquise beauté de forme.
Rien qui ait plus de perfection artistique en son genre que les Vers à une jeune Grecque n'a été écrit de notre temps.
Ce petit poème restera dans les mémoires, aussi longtemps qu'y restera Thyrsis et Thyrsis ne sera jamais oublié.
Tous deux ont ce caractère de distinction qui est si rare en ces jours de violence, d'exagération et de rhétorique.
Certes, quand on avance comme le fait M. Matthews que les pièces de M. Dobson appartiennent à «la littérature forte», on dit une chose ridicule.
Elles ne visent point à la force et elles ne la réalisent point.
Elles ont d'autres qualités, et dans leur sphère délicatement circonscrite, elles n'ont point de rivales contemporaines; il n'en est même aucune qui se place au second rang après elles.
Mais M. Matthews ne s'effraye de rien et s'évertue à traîner M. Locker en dehors de Piccadilly, où il était tout à fait dans son élément, et à le planter sur le Parnasse, où il n'a pas le droit de prendre place, où il ne réclamerait point une place.