Le lundi venu, je déjeunai avec mon oncle, et vers quatre heures je me trouvai dans Marylebone-Road.

Comme vous le savez, mon oncle demeure à Regent's-Park.

Je voulais aller à Piccadilly et je pris le plus court chemin en passant par un tas de petites rues d'aspect misérable.

Soudain je vis devant moi lady Alroy, cachée sous un voile épais et marchant très vite.

Quand elle fut arrivée à la dernière maison de la rue, elle monta les marches, tira de sa poche un passe-partout et entra.

- Le voilà le mystère, me dis-je en avançant rapidement pour inspecter la maison.

Sur le seuil était son mouchoir qu'elle avait laissé tomber, je le ramassai et le mis dans ma poche.

Alors je me mis à réfléchir sur ce que je devais faire. J'arrivai à cette conclusion que je n'avais pas le droit de l'espionner et je me rendis en voiture à mon club.

À six heures, je me présentai chez elle.

Je la trouvai étendue sur un sofa, en toilette de thé, c'est-à- dire en robe d'une étoffe d'argent, relevée à l'aide d'agrafes de ces étranges pierres de lune qu'elle portait toujours.