son sein doré, ou si la rose eût jamais suspendu à
toutes ses branches ses lampes cramoisies. À ce
qu'il me semble, nulle feuille ne devrait jamais
bourgeonner au printemps, sinon pour les lèvres
qu'ont les amants pour le baiser, pour les lèvres
avec lesquelles chantent les poètes.
Le soleil doit-il donc perdre sa lumière, ou cette
lèvre façonnée par l'art de Dédale est-elle moins
belle, parce que nous héritons de la nature, et ne
faisons qu'un avec chaque battement du pouls vital