dépouillés, excepté là où les bestiaux se terrent pour
résister au froid, sous le pin, car celui-ci ne revêt
jamais la livrée éclatante de l'automne, à qui son
frère jaloux dérobe son or. Pour lui, il garde fidèlement
son costume vert; âpre est le vent,
comme s'il soufflait de la caverne de Saturne.
Quelques minces poignées de foin adhèrent encore
aux haies vivement dessinées en noir, la où le
charretier a ramené la charge odorante d'un jour
d'été, depuis les prairies d'en bas jusqu'à la pente