de la mort du cygne. Ainsi moi, l'héritier de la
souffrance, Memnon silencieux aux yeux sans regard
et sans paupière, j'attends la lumière et la
musique de soleils qui ne se lèveront jamais.
La torche éteinte, le sombre et solitaire cyprès,
le peu de poussière recueillie dans une urne étroite,
le doux chairi (mot grec) de la tombe attique, tout cela ne valait-il
pas mieux que de revenir à mes capricieux et maladifs
accès d'agitation d'autrefois, que de passer
mes jours dans la muette caverne de la souffrance?