à Bagley, où les campanules devancent un
peu l'époque de l'accouplement pour les merles et
s'attardent à attendre l'hirondelle, où le bourdonnement
d'innombrables abeilles vibre dans la
feuillée, je suis resté à m'abandonner aux contes
rêveurs que tisse sa fantaisie.
Et à travers leurs infortunes imaginaires, et
leurs douleurs fictives, j'ai pleuré sur moi-même,
puis retrouvé la bonne humeur dans une simple
gaîté, en voyageant sur cette mer aux mille teintes.