son chêne pour voir le rétif adolescent aux cheveux
dorés se révolter sous son joug.
Un instant encore! Les arbres se sont inclinés
pour baiser la pâle Daphné qui sort à peine de la
langueur des lauriers tremblants, et Salmacis, dans
son isolement, a mis à nu sa stérile beauté devant
la lune, et à travers la vallée, avec un triste et voluptueux
sourire, est passé Antinoüs; le rouge lotus
du Nil
sort à demi fléchi des boucles noires de sa chevelure,