ce que mon âme devienne un luth aux cordes

tendues dont peuvent jouer tous les vents, c'est pour

cela que j'ai renoncé à mon antique sagesse, à l'austère

maîtrise de moi-même.

A ce qu'il me semble, ma vie est un parchemin

sur lequel on aurait écrit deux fois, où en quelque

jour de vacances, une main enfantine aurait griffonné

de vaines chansons pour la flûte ou le virelai,

sans autre effet que de profaner tout le mystère.

Sûrement il fut un temps où j'aurais pu fouler