[CHAPITRE XXVI.]

Sommaire.—De la Prostitution dans la sorcellerie.—Origines du sabbat.—Courses nocturnes de Diane et d’Hérodiade.—Capitulaire contre les stryges.—Lois ecclésiastiques.—La plus ancienne description du sabbat.—Les œuvres du démon, d’après les interrogatoires des procès de sorcellerie.—Arrivée des sorcières au sabbat.—Adoration de bouc.—Affreux sacrifices au diable.—Le péché sur-contre-nature.—La ronde de sabbat.—Divers témoignages à l’appui.—Physiologie obscène de Satan.—Sabbat de la Vauderie d’Arras.—Sabbat de Gaufridi.—Impureté des sorciers et sorcières.—Castration magique.—Les vieilles sorcières.—Marques diaboliques.—Les sorciers de Sodome.—Supplice des sodomites dans l’enfer.—Incestes du sabbat.—Accusation de bestialité.—Les serpents de la caverne de Norcia.—Le chien des religieuses de Cologne et de Toulouse.—Conséquences de la démonomanie.—La vérité sur les actes de Prostitution de la sorcellerie.—Justification de la jurisprudence du moyen âge.

[CHAPITRE XXVII.]

Sommaire.—La Prostitution dans l’hérésie au moyen âge.—Homogénéité de l’hérésie et du sensualisme.—Le manichéisme reparaît dans toutes les hérésies.—Assemblées secrètes.—Leur but et leur usage.—Les Bulgares ou bougueres.—Leur doctrine.—Leur destruction en France.—La bouguerie.—Patares et cathares.—Étymologie de ces différents noms.—Stadings, Fratricelles, Begghards.—Les Flagellants.—Leurs réunions impudiques.—Avantages moraux de la flagellation selon les casuistes.—Abus qu’en faisait aussi le libertinage.—Portrait d’un flagellant par Pic de la Mirandole.—Flagellations publiques en France.—Procession des Battus sous Henri III.—Les nouveaux Adamites.—Leur prophète Picard.—Cérémonial du mariage des Picards.—Les Turlupins.—Origine de ce nom.—Leur costume indécent.—Fraternité des pauvres.—Jehanne Dabentonne brûlée vive au Marché-aux-Pourceaux.—La Vauderie d’Arras.—Les Anabaptistes.—Leurs dogmes de Prostitution.—Bayle s’en moque, et les combat par le ridicule.—Les bons et les mauvais hérétiques.—Les réformés calomniés à cause de leurs assemblées.—La cour de Rome, dite la Grande Prostituée.—L’hérésie déclare la guerre à la Prostitution.

[CHAPITRE XXVIII.]

Sommaire.—Les vieux sermonnaires font l’histoire de la Prostitution de leur temps.—Selon Dulaure, la Prostitution était un vice de gouvernement.—Selon Henri Estienne, tout va de mal en pis.— Olivier Maillard, Michel Menot, Jean Clerée, Guillaume Pepin et autres prêchaient pour le petit peuple.—Leurs auditeurs ordinaires.—Les vendeurs dans le temple.—Nombre des filles publiques à Paris au quinzième siècle.—Admiration du poëte Antoine Astezani.—Les amoureux à l’église.—Les sermons étaient-ils débités en latin ou en français?—Olivier Maillard à Saint-Jean en Grève.—Extraits de ses sermons et de ceux de Michel Menot, relatifs aux mauvais lieux, aux prostituées, aux proxénètes des deux sexes, et aux débauchés.—Ces citations prouvent que la Prostitution s’était énormément accrue sous Louis XI, Charles VIII et Louis XII.—Les mères qui vendent leurs filles, et les filles qui gagnent leur dot.—Style macaronique de Menot.—Le courtier d’amour et les cinq femmes.—Débordements des ecclésiastiques.—Les concubines à pain et à pot.—Mystères des couvents, d’après Théodoric de Niem.—Les jeux de mots, en chaire, de l’Italien Barletta.—Causes des progrès de la Prostitution.

[CHAPITRE XXIX.]

Sommaire.—La cour est «l’enseigne des mœurs du peuple.»—Les petits imitent les grands.—La malice du vulgaire.—Blanche, mère de saint Louis, et son chevalier Thibaut, comte de Champagne.—Chanson des écoliers de Paris sur le Légat.—La cour de France sous les successeurs de Louis IX.—Chanson de la tour de Nesle.—La cour vertueuse de Charles V.—Dépravation de la cour de Charles VI.—Les passes de lubricité, au tournoi de Saint-Denis.—La chambre des portraits, à l’hôtel Barbette.—Usage des masques et des habits dissolus.—Le ballet des Ardents.—Les deux Augustins de l’hôtel des Tournelles.—Les sermons de Jacques Legrand.—Colère d’Isabeau de Bavière et de sa cour.—Punition de ses favoris et de ses complices.—La petite reine Odette.—Les amours du duc d’Orléans.—Le sire de Canny et sa femme.—La cour de Charles VII et ses ébattements.—La demoiselle de Fromenteau.—Agnès Sorel sauve le roi et la France, par un bon conseil.—Quatrain de François Ier.—Les Parisiens insultent la concubine du roi.—Les mascarades de cour.—Le momon.—La fête des Fous et les Barbatoires.—Arrêts contre les masques.—La fête de Conardie.—Le jour des Innocents.—Usage original.—Une épigramme de Marot.—Libertinage d’esprit.—Les Advineaux amoureux.—Coutume indécente de la nuit des noces.—Le mariage d’Hercule d’Est avec Renée de France.—L’honor della citadella.—Le pilori du mariage.

[CHAPITRE XXX.]

Sommaire.—Les Contes du roi Louis XI.—Vie privée des femmes au quinzième siècle.—Marguerite d’Écosse et Jamet de Tillay.—Les commères de Louis XI.—Gages des bonnes femmes.—La Chronique scandaleuse.—La mule du cardinal la Balue.—Le serviteur d’Olivier Ledain.—Le duc d’Orléans et Madame de Beaujeu.—Charles VIII en Italie.—Sa continence.—Procès de Louis XII et de Jeanne de France, sa femme.—Citations de l’interrogatoire des parties.—Anne de Bretagne et la Cour des dames.—Louis XII en Italie.—L’intendio de Thomassine Spinola.—Les Milanaises.—Le Doctrinal des dames, de Jean Marot.—Comparaison entre les Lombardes et les femmes de Paris.