FIN.

TABLE DES CHAPITRES.

Notes

[1]: Parmi les nombreux écrits qui montrent à quel point Trithème était infatué de pareilles idées, il faut citer sa Chronologia mystica de septem secundeis sive intelligentiis orbes post Deum moventibus. Une ancienne doctrine platonique ou cabalistique plaçait dans chaque sphère céleste une intelligence chargée de la gouverner. Trithème s'efforce de rattacher, à ce système, des notions historiques et d'en établir la réalité. Un pareil livre n'eut pas moins de six ou sept éditions. Il n'est pas surprenant que ces rapsodies inintelligibles aient trouvé de nombreux lecteurs, et il est extrêmement probable que le docte abbé ne se comprenait pas toujours lui-même, lorsqu'il développait ses étranges imaginations.

[2]: L'agriculture, l'optique, la mécanique, la mnémonique, la météorologie, la physique, furent tour à tour l'objet des méditations de Porta. Il fut du nombre de ces hommes hardis, conquérants, qui ne peuvent échapper à l'influence des préjugés de leur époque, mais qui découvrent ou pressentent de hautes vérités.

Son traité de la Physiognomonie humaine, 1586, a fourni beaucoup d'idées à Lavater. Son livre de la Magie humaine, très-souvent réimprimé au seizième siècle, renferme, parmi beaucoup de faits puérils compilés avec peu de jugement, une foule d'observations importantes sur les miroirs, la lumière, la statique, etc. Les divers ouvrages de cet écrivain remarquable sont analysés avec étendue dans la Notice historique de H. G. Duchesne, sur la vie et les travaux de Porta Paris, 1801, 8o, 383 pages.

[3]: Mort en 1596; il remplit d'importantes fonctions diplomatiques, et il traduisit un grand nombre d'auteurs grecs et latins; ses traductions sont aujourd'hui vouées à l'oubli le plus profond, de même que son Traité des Comètes et son Traité du feu et du sel, quoique ce dernier écrit (c'est un livre d'alchimie) ait obtenu trois ou quatre éditions en France, et qu'il ait même rencontré des traducteurs qui l'ont fait passer en latin et en anglais.

[4]: L'édition de ses Opera omnia (Lyon, 1663, 10 vol. in-folio) ne renferme pas moins de 222 traités en ouvrages divers. On peut consulter, à l'égard de cet étrange écrivain, Buhle, Histoire de la Philosophie, tom. IV, p. 730-739 de la traduction française; la Rétrospective Review, tom. I, p. 94-112; un article de M. Mercey, Revue de Paris, juin 1841; un mémoire de M. Franck, lu en 1841 à l'Académie des sciences morales et politiques. Quant au mérite de ses travaux scientifiques, on peut consulter l'Histoire des Sciences mathématiques en Italie, par M. Libri, tom. III, p. 107, et l'Histoire de la Chimie, par M. Hoefer, tom. Il, p. 99. Cardan a trouvé deux biographes, l'un en Italie (Mantovani, Vita di Cardano, Milano, 1821, 8o), l'autre en Angleterre (G. I., the life and times of G. Cardan, London, 1836, 2 vol. 8o).

5: Voir la planche IX, à la fin du volume de l'Histoire de l'Académie des sciences et belles-lettres de Berlin en 1758.