Note 3: La Cassinel, maîtresse du dauphin, fils de Charles II, Agnès Sorel, maîtresse de Charles VII, n'avaient point de rang à la cour: leur désordre était connu, mais n'était pas honoré, et par cette raison n'avait point d'influence sur les mœurs générales. Isabelle de Bavière, femme de Charles VI, était une dévergondée; mais elle était traitée comme telle; le peuple l'appelait la grande gaure: preuve du mépris attaché de son temps à l'incontinence. Remarquez d'ailleurs que ces femmes sont de plus d'un siècle antérieures à François Ier, et que durant les règnes qui précédèrent immédiatement le sien, je parle des règnes de Louis XI, de Charles VIII et Louis XII, on ne vit point de maîtresses disputer, même dans la vie domestique, le cœur des princes aux épouses légitimes.[Retour au Texte Principal]

Note 4: «Il y a déjà long-temps, écrivait en 1778 un Anglais à milord C***, qu'il n'était plus permis à Paris qu'aux bourgeois d'aimer leurs femmes. Les règles du bel air sont devenues plus sévères: elles ne permettent pas même aujourd'hui d'aimer sa maîtresse.» Lettr. de Le Blanc, t. I, p. 375.[Retour au Texte Principal]

Note 5: «La galanterie avait commencé à la cour sous le règne de François Ier; elle fut bientôt suivie de la débauche sous Henri II (ajoutez la crapule sous Henri III). Une foule de vices avaient suivi en France Catherine de Médicis, et quoique la cour de Henri IV fût moins corrompue que celle des rois précédents, elle était encore remplie de beaucoup de désordres.» (Duclos, Histoire de madame de Luz, anecdote du règne de Henri IV.)[Retour au Texte Principal]

Note 6: Si romanus homo conviva regis occisus fuerit, solidis CCC componatur (art. 6, tit. X, l. IV). Cette amende était le double de celle qui punissait le meurtre d'un simple particulier romain.[Retour au Texte Principal]

Note 7: Du Tillet.[Retour au Texte Principal]

Note 8: Esprit des Lois, liv. XXXI.[Retour au Texte Principal]

Note 9: Les états, dit Favin, ne se pouvaient tenir sans eux. (Des officiers de la couronne de France, pag. 7.)[Retour au Texte Principal]

Note 10: Il est très présumable que tous les officiers de la couronne étaient électifs, ex virtute, sous la première race. On voit dans Du Tillet qu'ils l'étaient sous la troisième jusqu'à François Ier.[Retour au Texte Principal]

Note 11: Esprit des Lois, liv. III, chap. vi et vii.[Retour au Texte Principal]

Note 12: Voyez la note qui suit ce chapitre.[Retour au Texte Principal]